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Deux mulets cheminaient, l'un d'avoine chargé,
L'autre portant l'argent de la gabelle.
Celui-ci, glorieux d'une charge si belle,
N'eût voulu pour beaucoup en être soulagé.
Il marchait d'un pas relevé,
Et faisait sonner sa sonnette :
Quand l'ennemi se présentant,
Comme il en voulait à l'argent,
Sur le mulet du fisc une troupe se jette,
Le saisit au frein et l'arrête.
Le mulet, en se défendant,
Se sent percer de coups ; il gémit, il soupire.
" Est-ce donc là, dit-il, ce qu'on m'avait promis ?
Ce mulet qui me suit du danger se retire ;
Et moi j'y tombe, et je péris !
- Ami, lui dit son camarade,
Il n'est pas toujours bon d'avoir un haut emploi :
Si tu n'avais servi qu'un meunier, comme moi,
Tu ne serais pas si malade. "

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Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent :
Des frelons les réclamèrent ;
Des abeilles s'opposant,
Devant certaine guêpe on traduisit la cause.
Il était malaisé de décider la chose :
Les témoins déposaient qu'autour de ces rayons
Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs,
De couleur fort tannée, et tels que les abeilles,
Avaient longtemps paru. Mais quoi ? dans les frelons
Ces enseignes étaient pareilles.
La guêpe, ne sachant que dire à ces raisons,
Fit enquête nouvelle, et pour plus de lumière,
Entendit une fourmilière
Le point n'en put être éclairci.
" De grâce, à quoi bon tout ceci ?
Dit une abeille fort prudente.
Depuis tantôt six mois que la cause est pendante,
Nous voici comme aux premiers jours.
Pendant cela le miel se gâte.
Il est temps désormais que le juge se hâte :
N'a-t-il point assez léché l'ours ?
Sans tant de contredits, et d'interlocutoires,
Et de fatras, et de grimoires,
Travaillons, les frelons et nous :
On verra qui sait faire, avec un suc si doux,
Des cellules si bien bâties. "
Le refus des frelons fit voir
Que cet art passait leur savoir ;
Et la guêpe adjugea le miel à leurs parties.

Plût à Dieu qu'on réglât ainsi tous les procès :
Que de Turcs en cela l'on suivît la méthode !
Le simple sens commun nous tiendrait lieu de code :
Il ne faudrait point tant de frais ;
Au lieu qu'on nous mange, on nous gruge,
On nous mine par des longueurs ;
On fait tant, à la fin, que l'huître est pour le juge,
Les écailles pour les plaideurs

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Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient :
L'un voulait le garder, l'autre le voulait vendre.
Tandis que coups de poing trottaient,
Et que nos champions songeaient à se défendre,
Arrive un troisième larron
Qui saisit maître Aliboron.

L'âne, c'est quelquefois une pauvre province :
Les voleurs sont tel ou tel prince,
Comme le Transylvain, le Turc, et le Hongrois.
Au lieu de deux, j'en ai rencontré trois :
Il est assez de cette marchandise.
De nul d'eux n'est souvent la province conquise :
Un quart voleur survient, qui les accorde net
En se saisissant du baudet.

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On ne peut trop louer trois sortes de personnes :
Les dieux, sa maîtresse, et son roi.
Malherbe le disait ; j'y souscris, quant à moi :
Ce sont maximes toujours bonnes.
La louange chatouille et gagne les esprits.
Les faveurs d'une belle en sont souvent le prix.
Voyons comme les dieux l'ont quelquefois payée.
Simonide, avait entrepris
L'éloge d'un athlète ; et la chose essayée,
Il trouva son sujet plein de récits tout nus.
Les parents de l'athlète étaient gens inconnus ;
Son père, un bon bourgeois ; lui, sans autre mérite ;
Matière infertile et petite.
Le poète d'abord parla de son héros.
Après en avoir dit ce qu'il en pouvait dire,
Il se jette à côté, se met sur le propos
De Castor et Pollux ; ne manque pas d'écrire
Que leur exemple était aux lutteurs glorieux ;
Élève leurs combats, spécifiant les lieux
Où ces frères s'étaient signalés davantage ;
Enfin l'éloge de ces dieux
Faisait les deux tiers de l'ouvrage.
L'athlète avait promis d'en payer un talent ;
Mais quand il le vit, le galand
N'en donna que le tiers ; et dit fort franchement
Que Castor et Pollux acquittassent le reste.
" Faites-vous contenter par ce couple céleste.
Je vous veux traiter cependant :
Venez souper chez moi ; nous ferons bonne vie :
Les conviés sont gens choisis,
Mes parents, mes meilleurs amis ;
Soyez donc de la compagnie. "
Simonide promit. Peut-être qu'il eut peur
De perdre, outre son dû, le gré de sa louange.
Il vient : l'on festine, l'on mange.
Chacun étant en belle humeur,
Un domestique accourt, l'avertit qu'à la porte
Deux hommes demandaient à le voir promptement.
Il sort de table ; et la cohorte
N'en perd pas un seul coup de dent.
Ces deux hommes étaient les gémeaux de l'éloge.
Tous deux lui rendent grâce ; et pour prix de ses vers,
Ils l'avertissent qu'il déloge,
Et que cette maison va tomber à l'envers.
La prédiction en fut vraie.
Un pilier manque ; et le plafonds,
Ne trouvant plus rien qui l'étaie,
Tombe sur le festin, brise plats et flacons,
N'en fait pas moins aux échansons.
Ce ne fut pas le pis ; car pour rendre complète
La vengeance due au poète,
Une poutre cassa les jambes à l'athlète,
Et renvoya les conviés
Pour la plupart estropiés.
La Renommée eut soin de publier l'affaire :
Chacun cria miracle. On doubla le salaire
Que méritaient les vers d'un homme aimé des dieux.
Il n'était fils de bonne mère
Qui, les payant à qui mieux mieux,
Pour ses ancêtres n'en fit faire.
Je reviens à mon texte, et dis premièrement
Qu'on ne saurait manquer de louer largement
Les dieux et leurs pareils ; de plus, que Melpomène
Souvent, sans déroger, trafique de sa peine ;
Enfin qu'on doit tenir notre art en quelque prix.
Les grands se font honneur dès lors qu'ils nous font grâce :
Jadis l'Olympe et le Parnasse
Étaient frères et bons amis.

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La grotte des pirates

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Super Mario 63


Super Mario 63

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Super Mario Bros 2

Super Mario Bros 2

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A la volette




Mon petit oiseau
A pris sa volée
Mon petit oiseau
A pris sa volée
A pris sa, à la volette
A pris sa, à la volette
A pris sa volée

Est allé se mettre
Sur un oranger
Est allé se mettre
Sur un oranger
Sur un or, à la volette
Sur un or, à la volette
Sur un oranger

La branche était sèche
Elle s'est cassée
La branche était sèche
Elle s'est cassée
Elle s'est, à la volette
Elle s'est, à la volette
Elle s'est cassée

Mon petit oiseau
Où t'es-tu blessé ?
Mon petit oiseau
Où t'es-tu blessé ?
Où t'es-tu, à la volette
Où t'es-tu, à la volette
Où t'es-tu blessé ?

Me suis cassé l'aile
Et tordu le pied
Me suis cassé l'aile
Et tordu le pied
Et tordu, à la volette
Et tordu, à la volette
Et tordu le pied

Mon petit oiseau,
Veux-tu te soigner ?
Mon petit oiseau,
Veux-tu te soigner ?
Veux-tu te, à la volette
Veux-tu te, à la volette
Veux-tu te soigner ?

Je veux me soigner
Et me marier
Je veux me soigner
Et me marier
Et me ma, à la volette
Et me ma, à la volette
Et me marier

Me marier bien vite
Sur un oranger
Me marier bien vite
Sur un oranger
Sur un or, à la volette
Sur un or, à la volette
Sur un oranger

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Sur le pont du Nord un bal y est donné
Sur le pont du Nord un bal y est donné
Adèle demande à sa mère d'y aller
Adèle demande à sa mère d'y aller

Non, non, ma fille tu n'iras pas danser
Non, non, ma fille tu n'iras pas danser
Monte à sa chambre et se met à pleurer
Monte à sa chambre et se met à pleurer

Son frère arrive dans un bateau doré
Ma soeur, ma soeur, qu'as-tu donc à pleurer ?
Maman ne veut pas que j'aille au bal danser
Mets ta robe blanche et ta ceinture dorée

Et les voilà partis au bal danser
Ils firent trois pas et les voilà noyés
Les cloches du Nord se mirent à sonner
Le père demande : qu'ont-elles donc à sonner ?

Le pont s'écroule et les voilà noyés
Le pont s'écroule et les voilà noyés
Voilà le sort des enfants obstinés
Voilà le sort des enfants obstinés

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Il a mis tant de temps (bis)
Le p'tit ver de terre
Pour sortir de terre
Le p'tit ver de terre
Pour sortir de terre


Il avance tout doucement (bis)
Le p'tit ver de terre
Sur la grosse pierre
Le p'tit ver de terre
Sur la grosse pierre


Le pluie, le mauvais temps (bis)
Ont l'air de lui plaire
Au p'tit ver de terre
Ont l'air de lui plaire
Au p'tit ver de terre


Il est vraiment content (bis)
Le p'tit ver de terre
De voir la lumière
Le p'tit ver de terre
De voir la lumière

Il mettra tant de temps (bis)
Le p'tit ver de terre
Pour rentrer en terre
Le p'tit ver de terre
Pour rentrer en terre


Alors sois pas méchant (bis)
N'écrase pas le ver
Le p'tit ver de terre
N'écrase pas le ver
Le p'tit ver de terre
Interprète : Robin (5 ans 1/2)
Chanté initialement par Jean René

Vidéo : Mickaël Burdin
www.youtube.com/comptinesmaternelle

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Dans ce récit je prétends faire voir
D'un certain sot la remontrance vaine.
Un jeune enfant dans l'eau se laissa choir,
En badinant sur les bords de la Seine.
Le ciel permit qu'un saule se trouva,
Dont le branchage, après Dieu, le sauva.
S'étant pris, dis-je, aux branches de ce saule,
Par cet endroit passe un maître d'école ;
L'enfant lui crie : " Au secours ! je péris. "
Le magister, se tournant à ses cris,
D'un ton fort grave à contretemps s'avise
De le tancer : " Ah ! le petit babouin !
Voyez, dit-il, où l'a mis sa sottise !
Et puis, prenez de tels fripons le soin.
Que les parents sont malheureux qu'il faille
Toujours veiller à semblable canaille !
Qu'ils ont de maux ! et que je plains leur sort ! "
Ayant tout dit, il mit l'enfant à bord.
Je blâme ici plus de gens qu'on ne pense.
Tout babillard, tout censeur, tout pédant
Se peut connaître au discours que j'avance.
Chacun des trois fait un peuple fort grand :
Le Créateur en a béni l'engeance.
En toute affaire ils ne font que songer
Aux moyens d'exercer leur langue.
Eh ! mon ami, tire-moi de danger,
Tu feras après ta harangue.

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Coloration

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As Told by Ginger



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Le chat noir

http://www.lechatnoirltd.co.uk/sitebuildercontent/sitebuilderpictures/Logos/LCN-Logo-1.jpg 
Il était une fois, un chat qui s’ appelait Aima. Il avait un œil rouge et son pelage était noir .Un jour le renard Blanca tua son frère. Aima voulu se venger et elle partit pour combattre Blanca.

En chemin , Audent le serpent voulu étouffer le chat pour le manger. Heureusement , la souris Annie surgit. Elle avait une aiguille avec laquelle elle tua Audent. Quand Aima reprit son souffle , elle demanda à la souris :
-« Veux-tu m’ aider à combattre Blanca ?
La souris dit :
- Oui. Mais pourquoi ?
- Je veux me venger car il à tué mon frère. » répondit Aima.
Ils trouvèrent le renard et pendant que le chat tenait Blanca , Annie le piqua .Le renard mourut dans des souffrances affreuses .
Aima et la souris repartirent dans leur pays .Beaucoup d’ années plus tard , le chat trouva une chatte qui s’appelait Rosa. Ils se marièrent et firent de nombreux chatons. La souris resta avec Aima pendant toute sa vie.

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L'apologue est un don qui vient des Immortels (1);
Ou, si c'est un présent des hommes,
Quiconque nous l'a fait mérite des autels:
Nous devons, tous tant que nous sommes,
Eriger en divinité
Le sage (2) par qui fut ce bel art inventé.
C'est proprement un charme: il rend l'âme attentive,
Ou plutôt il la tient captive,
Nous attachant à des récits
Qui mènent à son gré les coeurs et les esprits.
O vous qui l'imitez (3), Olympe (4), si ma muse
A quelquefois pris place à la table des dieux,
Sur ses dons aujourd'hui, daignez porter les yeux;
Favorisez les jeux où mon esprit s'amuse.
Le temps qui détruit tout, respectant votre appui,
Me laissera franchir les ans dans cet ouvrage:
Tout auteur qui voudra vivre encore après lui
Doit s'acquérir de votre suffrage.
C'est de vous que mes vers attendent tout leur prix:
Il n'est beauté dans nos écrits
Dont vous ne connaissiez jusques aux moindres traces.
Eh! Qui connait que vous les beautés et les grâces?
Paroles et regards, tout est charme dans vous.
Ma muse, en un sujet si doux,
Voudrait s'étendre davantage;
Mais il faut réserver à d'autres (5) cet emploi;
Et d'un plus grand maître que moi
Votre louange est le partage.
Olympe, c'est assez qu'à mon dernier ouvrage
Votre nom serve un jour de rempart et d'abri.
Protégez désormais le livre favori
Par qui j'ose espérer une seconde vie;
Sous vos seuls auspices ces vers
Seront jugés, malgré l'envie,
Dignes des yeux de l'univers.

Je ne mérite pas une faveur si grande.
La fable en son nom la demande:
Vous savez quel crédit ce mensonge a sur nous.
S'il procure à mes vers le bonheur de vous plaire,
Je croirai lui devoir un temple pour salaire:
Mais je ne veux bâtir des temples que pour vous.

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Le Loup

Il était une fois dans une grande forêt un loup qui s’appelait : Loup-Loup. Loup-Loup voulait être blanc mais il était noir, avec les yeux verts. Il était intelligent et courageux.
Loup-La la maman de Loup-Loup l’appela pour aller acheter à manger. Arrivé au marché, il rencontra un ours très méchant qui s’appelait : Valentin.
Loup-Loup décida d’appeler ces trois amis : Loup- Los, Loup-Li et Loup-Lé. Les trois Loups réussirent à tuer l’ours Valentin.
En rentrant chez eux, il rencontrèrent un chasseur qui marchait dans la forêt. Il voulut les tuer pour se faire un manteau avec leur peau.
Tout à coup, il réussit à attraper Loup-Lé et il le mit dans un filet. Loup-Lé se débattait mais il n’arrivait pas à en sortir. Le chasseur l’emmena dans sa chaumière et alla se coucher.
Loup-Loup, Loup-Los et Loup-Li réussirent à délivrer Loup-Lé en attirant le chasseur dehors.
Ils rentrèrent chez eux tous heureux et ils firent la fête.

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Un monsieur attendait

Au café du palais

Les deux mains dans les poches

En mangeant des peanuts.

La pendule tournait

Les peanuts revolaient

Et toujours le monsieur attendait.

Une peanut attendait

Au café du palais

Les deux mains dans les poches

En mangeant des messieurs.

La pendule tournait

Les messieurs revolaient

Et toujours la peanut attendait

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Dodo l'enfant do

Dodo l'enfant do
Refrain :
Dodo, l'enfant do,
L'enfant dormira bien vite,
Dodo, l'enfant do,
L'enfant dormira bientôt.
Une poule blanche,
Qui va faire un petit coco. Oh !
Est là dans la grange,
Pour l'enfant qui va faire dodo. Oh !
Refrain
Tout le monde est sage,
Dans le voisinage. Oh !
Il est l'heure d'aller dormir
Le sommeil va bientôt venir. Oh !
Refrain

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